Archives de Catégorie: COMMUNIQUÉS DE PRESSE

« Grève illimitée » des travailleurs du Logement Molenbeekois

Les travailleurs du Logement Molenbeekois, excédés par les discours incohérents et la non transparence dans la gestion globale de cette société, ont appelé à une grève illimitée à partir de ce 1er février 2019″, ont déclaré via communiqué vendredi des délégués syndicaux de cette société de logement social. Il y a une semaine, le parquet de Bruxelles annonçait qu’une information judiciaire venait d’être ouverte concernant la société de logement de service public de Molenbeek-Saint-Jean, à la suite d’un rapport d’audit accablant.


« Excédés, les travailleurs, comme les locataires, sont devant le logement Molenbeekois ce vendredi pour crier leur ‘ras-le-bol’ à une gestion inhumaine et obscure », indiquent plusieurs représentants syndicaux. Ceux-ci précisent qu’une nouvelle réunion avec la direction est prévue jeudi prochain à 13h00.

« Nous espérons recevoir les réponses à de nombreuses questions posées depuis un temps certain ». « Le 21 janvier dernier, la presse a révélé les résultats partiels d’un audit demandé par les organisations syndicales. Mais au cours d’une assemblée générale qui a eu lieu le même jour, la direction a voulu minimiser l’impact de ces résultats, en ne tenant pas compte de la réalité et surtout des cris d’alarme qui retentissent à chaque réunion », dénoncent-ils.

« Je peux comprendre leur désarroi face aux constats de l’audit »
La ministre bruxelloise du Logement Céline Fremault (cdH) était interrogée en séance plénière du parlement bruxellois sur la grève du personnel déclenchée vendredi au sein de la Société Immobilière de Service public en charge de logements sociaux à Molenbeek (SISP) dans un contexte de tension lié aux constats de mauvaise gestion révélés par un rapport récent d’audit externe.

« Je peux comprendre leur désarroi face aux constats de l’audit, qui a notamment mis en avant des manquements au niveau de la gestion des ressources humaines et principalement des incohérences en matière de gestion salariale », a commenté la ministre du Logement, interrogée vendredi, au parlement par Ahmed El Khannouss (cdH) à propos de l’annonce de cette action de grève.

La ministre a confirmé qu’une rencontre était prévue entre délégués syndicaux et la direction de la SISP.

« Je pense que la SISP doit rencontrer le personnel et faire preuve de transparence », a ajouté la ministre.

La SLRB a écrit jeudi à la présidence du Logement Molenbeekois
Au niveau régional, suite à des rumeurs de pressions sur le personnel, la SLRB a écrit jeudi à la présidence du Logement Molenbeekois pour lui rappeler ses responsabilités vis-à-vis de son personnel. En outre, avec l’appui de la SLRB, un manager des Ressources Humaines de crise a été sélectionné par marché public. Il entrera en fonction prochainement, a encore indiqué la ministre du Logement.

Celle-ci a rappelé par ailleurs que si la situation n’est pas rétablie prochainement, « la SLRB se substituera aux organes de gestion de la SISP ».

Dans un audit rendu partiellement public le 21 janvier dernier, le Logement Molenbeekois a été mis en cause pour sa gestion. Sur demande du Conseil d’administration de la SLRB, le Logement Molenbeekois a été mis en demeure de mettre sa gestion en ordre dans un délai de deux à trois semaines, faute de quoi la gestion de la société sera assurée temporairement par la SRLB. Celle-ci a ensuite déposé plainte auprès du parquet de Bruxelles, lequel a entamé une information judiciaire.

Il ressort notamment de cet audit que pour la moitié des factures établies par le Logement Molenbeekois entre 2013 et 2017 il n’existait aucun bon de commande. Un fournisseur avait été préalablement désigné sans appel d’offres.

Egalement, à la fin de l’année 2017, les arriérés de loyers s’élevaient à 2,2 millions d’euros. Par ailleurs, une somme de plus de 500.000 euros relative aux garanties locatives n’avait jamais été versée.

Enfin, la rémunération du personnel ne correspondait pas aux barèmes.

Soutien du Syndicat des Locataires
Vendredi, le Syndicat des Locataires a également réagi. Il a indiqué qu’il soutenait totalement l’action de grève des travailleurs du Logement Molenbeekois.

« Le Syndicat des Locataires soutient totalement les grévistes et appelle à une union entre les travailleurs de cette société et les locataires. Pour rappel, dans notre analyse de l’audit relatif à cette société nous avions déjà mis en exergue la fâcheuse tendance, notamment de la part de la direction de cette SISP [Société Immobilière de Service Public], à mettre une partie de la responsabilité des problèmes existants sur les employés du Logement Molenbeekois », a déclaré José Garcia, secrétaire général du Syndicat des Locataires.

Le syndicat a néanmoins déploré que la SLRB ait choisi l’entreprise « Ernst & Young » pour effectuer l’audit, une « multinationale impliquée dans de nombreux scandales internationaux » selon lui.

Ce syndicat demande également la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée notamment « de déterminer l’état du logement, tant social que privé, des classes populaires » et de « se pencher sur les responsabilités politiques et administratives de celles et ceux qui, au Logement Molenbeekois, ont enfreint la loi relative aux marchés publics ».

Les locataires demandent également à ce que la SLRB mette tout en œuvre pour que les locataires concernés reçoivent très rapidement les sommes dues par le Logement Molenbeekois.

Par: rédaction 7/7  1/02/19 – 17h03  Source: Avec Belga

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PERSBERICHT HUURDERSBOND

De huidige heisa rond het schandaal van de OVM « le Logement Molenbeekois » kan een goede aanleiding zijn om de huisvesting van de volksklassen te verbeteren en om het vertrouwen in onze politici tee verhogen.

In dit verband formuleren we een reeks voorstellen om de problemen verbonden aan dit schandaal op een duurzame wijze op te lossen.


Onze voorstellen :

1 Op gewestelijk vlak.


Het Brussels Hoofdstedelijk Parlement moet een parlementaire onderzoekscommissie oprichten betreffende de sociale en de privé-huuisvesting van de volksklassen.
Deze commissie zou volgende taken hebben (niet exhaustieve lijst):
– het evalueren van de staat van de huisvesting van de volksklassen;
duurzame oplossingen vinden om de huurprijzen betaalbar te maken in verhouding met hun inkomsten;
– de 4500 leegstaande sociale woningen opnieuw op de huurwoningmarkt brengen;
de renovatie en de thermische isolatie van de woningen versnellen;
– de toegang tot de eigendom voor de volksklassen mogelijk maken via niet speculatieve fiscale maatregelen, en met behoud van het grondbeheer (CLT).
Deze commissie zou ook moeten nagaan waarom de huidige bestaande controles in de sociale huisvesting ontoereikend waren om het schandaal van de Logement Molenbeekois te voorkomen.

2 Op het niveau van de BGHM.


De BGHM moet, stante pede, een bijzondere commissaris aanstellen die in de plaats moet treden van de bestuursorganen van de OVM le Logement Molenbeekois.
Deze opdracht zou de duur van 6 maanden niet mogen overschrijden .

3 Op gemeentelijk vlak.


De Gemeente hoeft niet tot juni 2019 te wachten om zijn huidige vertegenwoordigers binnen de RvB van de Logement Molenbeekois te vervangen.
Via het samentroepen van een buitengewone algemene vergadering, moet de OVM onverwijld een nieuwe RvB samenstellen die meer representatief is voor de nieuwe gemeentelijke meerderheid.

Al deze maatregelen behartigen het belang van de huurders en streven het algemeen belang na. Ze moeten een teken voor onze medeburgers zijn die nu helaas denken dat de politici helemaal los van hun dagelijks leven staan en dus de belangen van de minstbedeelden negeren.

Voor de HUURDERSBOND

José GARCIA

Secretaris-generaal

Communiqué de presse.

Le scandale  qui frappe aujourd’hui la SISP « le Logement Molenbeekois » peut être une bonne occasion pour donner aux classes populaires de meilleures conditions de logement et une certaine confiance en nos politiques.
Dans ce cadre, nous formulons une série de propositions en vue de régler durablement  les problèmes révélés par ce scandale.
Nos propositions :

1 Niveau régional.
Le Parlement Régional doit créer une commission d’enquête parlementaire sur le logement, tant privé que social, des classes populaires.
Cette commission aurait pour tâche (liste non exhaustive) :
d’évaluer l’état du logement des classes populaires;
de trouver des solutions durables pour rendre les loyers supportables avec leurs resources;
de remettre sur le marché locatif social les 4500 logements sociaux vides;
d’accélérer la rénovation et l’isolation thermique des logements;
de donner aux classes populaires la possibilité d’accéder à la propriété via des mesures fiscales, non spéculatives et en gardant la maîtrise du foncier (CLT).
Cette commission devrait également comprendre les raisons pour lesquelles les actuels contrôles existants dans le logement social n’ont pas été suffisants pour éviter le scandale du Logement Molenbeekois.

2 Niveau SLRB.
La SLRB doit envoyer, stante pede, un commissaire spécial ayant pour mission de se substituer aux organes de gestion de la SISP le Logement Molenbeekois.
Cette mission ne devrait pas durer plus de 6 mois.

3 Niveau communal.
La commune ne doit pas attendre juin 2019 pour remplacer leurs actuels représentants au CA du Logement Molenbeekois.
Via l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire , elle doit désigner sans plus attendre un nouveau CA plus représentatif de la nouvelle majorité communale.

Toutes ces mesure visent le bien des locataires et l’intérêt général. Elles sont de nature à donner un signal fort à nos concitoyens qui sont actuellement malheureusement convaincus que les politiques sont totalement déconnectés de leur quotidien et donc ignorent totalement l’intérêt des plus faibles.

Pour le SYNDICAT DES LOCATAIRES
José GARCIA
Secrétaire général

Journée mondiale de l’habitat 01/10/2018

Journée mondiale de l’habitat

Les Nations Unies ont désigné le premier lundi d’octobre de chaque année Journée mondiale de l’habitat.

Le thème de la Journée mondiale de l’habitat 1 er octobre 2018 est la gestion des déchets solides municipaux

L’objectif de la Journée mondiale de l’habitat est de réfléchir à l’état de nos villes et à leur droit fondamental à un logement convenable. Il vise également à rappeler au monde que nous avons tous le pouvoir et la responsabilité de façonner l’avenir de nos villes et villages.

La Journée mondiale de l’habitat, créée en 1985 par l’Assemblée générale des Nations Unies dans le cadre de la résolution 40/202, a été célébrée pour la première fois en 1986.

Chaque année, la Journée mondiale de l’habitat adopte un nouveau thème pour attirer l’attention sur le mandat d’ONU-Habitat, qui consiste à promouvoir des politiques de développement durable garantissant un logement adéquat pour tous. La Journée mondiale de l’habitat se concentrera sur la promotion de tous les niveaux de gouvernement et de toutes les parties prenantes afin de réfléchir à la mise en œuvre d’initiatives concrètes pour assurer un logement adéquat et abordable dans le contexte du nouvel agenda urbain à tous les niveaux. des objectifs de développement durable.

Plus d’informations sur les célébrations de la Journée mondiale de l’habitat cette année sont disponibles ici.

N’hésitez pas à nous contacter sur notre nouvelle adresse e-mail: unhabitat-whd@un.org

LA CATASTROPHE LOCATIVE NE SERA PAS STOPPÉE CETTE FOIS-CI !!!

SYNDICAT DES LOCATAIRES
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

​Le Parlement Régional Bruxellois vient de voter une nouvelle ordonnance relative aux baux à loyer.
 
Depuis la dernière réforme de l’État, les Régions sont compétentes pour les matières de logement et,  donc notamment, pour réglementer les rapports entre locataires et bailleurs sur le marché locatif privé. 

Notre organisation, avec beaucoup d’autres, s’était apposée à cette nouvelle ordonnance, la jugeant extrêmement déséquilibrée et en défaveur des locataires.

En effet, aucun des grands problèmes liés à la location n’est résolu à travers cette nouvelle réglementation. 

Les loyers restent libres et donc hors de prix pour les locataires à moyens et petits revenus (80 % de notre population, tout de même !). 

Nous aurions espéré une réforme qui se donne pour objectif de résoudre les réels problèmes de logement que connaît une grande majorité de Bruxellois, et nous sommes gratifiés par le Parlement d’une réformette, certes qui résout certains problèmes mineurs, mais qui ne s’attaque jamais aux problèmes fondamentaux (cherté des loyers, mauvais état des logements, logements vides, ….).

Nous avions également espéré que l’actuelle crise politique et le grand nombre d’amendements déposés par certains parlementaires aurait été de nature à empêcher le vote de cette  nouvelle législation , mais malheureusement cela n’a pas été le cas. 

Nous demandons d’ores et déjà au futur gouvernement, quel qu’il soit, de s’attaquer réellement à la problématique du logement et ce en mettant en place une politique de régulation des loyers,  ainsi qu’une adaptation des loyers à l’état réel des logements loués (dans ce cadre,  un bailleur qui en toute illégalité déciderait de mettre un taudis en location à un prix excessif, serait en cas de litige obligé à revoir son loyer nettement à la baisse, et devrait par ailleurs indemniser le locataire pour le préjudice subi).

Nous continuerons notre lutte pour le droit à l’habitat tant vis-à-vis du nouveau gouvernement que du Parlement en nous demandant combien de responsables politiques ont voté cette ordonnance, non pas en vue de la défense de l’intérêt général du plus grand nombre de Bruxellois, mais pour protéger tout simplement leurs intérêts de bailleurs …

​Enfin, nous demandons à tous les locataires et personnes sensibilisées par le droit à l’habitat, de signer la pétition

DES LOGEMENTS DÉCENTS À PRIX ABORDABLES POUR TOUS

qui en quelques jours à déjà récolté plus de 600 signatures !!!!

Pour le Syndicat des locataires
José GARCIA
Secrétaire général

TRAGIQUE INCENDIE AU FOYER SCHAERBEEKOIS

SYNDICAT DES LOCATAIRES

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 17 janvier dernier, un tragique incendie au quatrième étage d’un immeuble à appartements du Foyer Schaerbeekois, rue Fernand Séverin à Schaerbeek, faisait 8 victimes: une femme enceinte est décédée avec le bébé qu’elle portait, deux autres de ses enfants sont, par ailleurs, dans un état extrêmement grave.

 

De tels drames sont inacceptables, incompréhensibles et inadmissibles en 2017. Tous les logements sociaux devraient être dans un état de salubrité tel qu’ils ne puissent pas constituer un risque notamment pour les locataires !

(Le plan de gestion 2015 du Foyer Schaerbeekois, par exemple, admet explicitement ceci: sur ses 2435 logements, 799 nécessitent une rénovation urgente !!)

 

Par ailleurs, selon les premiers éléments de l’enquête menée par le Parquet, l’incendie aurait été provoqué par un court-circuit.

Nous voudrions rappeler à nos responsables politiques et aux dirigeants des SISP, qu’en septembre 2009 déjà (!), le Syndicat des Locataires interpellait par courrier directement M. Christos DOULKERIDIS, sur les dangers potentiels que présentaient certains immeubles de logements sociaux, en cas d’incendie.

(Voir lettre en annexe)

.

Cette mise en garde émanait de M. Francis Boileau lui-même, alors commandant des pompiers.

 

Dans cette lettre, nous proposions à M. Doulkeridis une réunion urgente avec le secteur, M. Boileau et notre organisation, afin de mettre à plat les divers problèmes et préparer des solutions adéquates.

 

Force est de constater que notre requête est restée lettre morte. Tant est si bien que nous attendons toujours cette réunion…..

 

C’est pourquoi, compte tenu de ce qui précède et dans l’optique d’éviter à tout prix qu’un nouveau drame de ce type ne se répète, nous demandons à Madame Céline FREMAULT d’organiser dans les plus brefs délais la rencontre avec les services compétents, rencontre que nous attendons depuis 2009.

Pour le SL

José GARCIA

Secrétaire général

INCENDIE AU FOYER SCHAERBBEEKOIS

Incendie au Foyer schaerbeekois : le syndicat des locataires réagit

RTBF

 

Capture d’écran 2017-01-24 à 19.02.58.pngUne maman est décédée, au cours de l’incendie , après avoir sauté du troisième étage. – © rtbf

L’incendie survenu dans un immeuble du Foyer Schaerbeekois mardi, et qui avait coûté la vie à une femme enceinte, a fait réagir le syndicat des locataires.

Dans un communiqué, le syndicat affirme qu’il demande depuis 2009 à rencontrer le ministre compétent (Christos Doulkeridis à l’époque, et Céline Frémault aujourd’hui).

Le représentant des locataire demande de pouvoir vérifier avec les pompiers, les dangers potentiels que ces immeubles représentent notamment en cas d’incendie.

Le syndicat affirme que jusqu’à présent, il n’a jamais obtenu de réponse positive de la part des autorités.

LA PLATE-FORME LOGEMENT DEMANDE DES AUDITIONS

Encadrement des loyers : la plate-forme du logement veut des auditions

La plate-forme du logement qui réunit des acteurs du secteur associatif et des syndicats a adressé aux membres de la commission du logement du parlement bruxellois un courrier pour appuyer, depuis la société civile, une demande d’auditions sur les modalités d’encadrement des loyers en Région-capitale, associées à un mécanisme d’allocation loyer, à défaut de logements sociaux en nombre suffisant.

Propositions

Composée de représentants des Equipes populaires, du Rassemblement pour le Droit à l’Habitat, d’Inter-Environnement Bruxelles, du Syndicat des Locataires, de la CSC, de la FGTB et du MOC, elle a pris cette initiative à la veille d’une réunion de la commission au cours de laquelle la ministre du Logement, Céline Fremault, exposera le point de vue du gouvernement vis-à-vis de propositions d’encadrement des loyers provenant d’Ecolo et du PTB. Selon la plate-forme, la commission sera également amenée à se prononcer sur la possibilité de procéder à des auditions tout comme sur un calendrier et une liste te d’organisations à entendre.

Eclairage

Selon la plate-forme, à la suite de la dernière réforme de l’Etat la ministre du Logement, a procédé à des auditions préalables à la rédaction d’un projet d’ordonnance adaptant et transposant en droit bruxellois les dispositions actuelles de la loi fédérale sur les baux à loyer. Mais il importe de permettre au parlement de procéder à « des auditions plus larges et structurées sur les moyens dont dispose la Région pour apporter une réponse concrète à ce qui constitue une des difficultés majeures rencontrées par les Bruxellois(es) : l’écart sans cesse croissant entre le montant des loyers et celui des revenu » . Les membres de la plate-forme se disent convaincus qu’un certain nombre d’acteurs bruxellois (Conseil consultatif du Logement, Conseil économique et social, juge de paix, CPAS, Régies foncières, Agences immobilières sociales, Citydev, Fonds du logement) pourraient apporter un utile éclairage sur une telle problématique et contribuer à consolider la prochaine ordonnance sur la régionalisation du bail. (Belga)

La Plate-forme a adressé un courrier aux parlementaires bruxellois dans ce sens :

 

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DEUX ORDONNANCES POUR UN GRAND PROBLÈME

SYNDICAT DES LOCATAIRES

Communiqué de presse

 
 
 
La commission du logement du Parlement bruxellois a ce jeudi 18 février un ordre du jour extrêmement intéressant pour les locataires.  En effet, tant ECOLO  que le PTB déposent deux propositions d’ordonnance en vue de réguler le marché locatif en Région de Bruxelles-Capitale, pour les uns et, instaurer un encadrement des loyers sur le marché privé, pour les autres.
 
Le Syndicat des Locataires se réjouit de l’existence de ces deux propositions et appelle l’ensemble des parlementaires à voter les deux textes ou à tout le moins à se mettre d’accord pour enrayer durablement la problématique du logement de notre région à partir desdites ordonnances.
 
Nous affirmons en tout cas que contrairement à d’autres problématiques (crise financière, emploi, etc…) qui requièrent des actes d’acteurs en dehors de la Belgique (Europe, instances internationales, etc…) la résolution du problème du logement peut se concrétiser en interne donc au niveau de notre Région bruxelloise. 
Nos responsable politiques ne peuvent donc pas prétendre que les remèdes auxdits problèmes sont à trouver à d’autres niveaux de pouvoirs.
 
Nous tenons également à préciser que la Région bruxelloise est composée majoritairement de locataires et que dès lors l’intérêt général devrait inciter nos parlementaires à protéger cette catégorie de citoyens.
 
Nous nous tenons en tout cas à la disposition des élus afin de leur faire profiter de notre modeste expérience et de notre know-how en la matière.
 
Cordialement,
 
José GARCIA
Secrétaire général

 

RECUL DÉMOCRATIQUE ADMIS PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Ordonnance 6V/m : un recul pour la démocratie, la protection de la santé et de l’environnement.

Ce mercredi 27 janvier la Cour Constitutionnelle n’a annulé que trop partiellement l’ordonnance bruxelloise qui permet aux opérateurs de téléphonie mobile d’augmenter la pollution électromagnétique à Bruxelles, tout en privant les communes et les citoyens d’importants contrôles démocratiques quant à l’implantation des antennes-relais. 

La coordination « Bruxelles grONDES » réunit 25 quartiers de la capitale, les associations Teslabel, dé-Mobilisation et Le Syndicat des Locataires, qui regrettent cette décision allant à contre-sens d’un développement technologique responsable et durable, respectueux de nos biens les plus précieux : la santé et l’environnement.

La Cour n’a malheureusement pas suivi l’analyse défendue par les associations pourtant soutenues par de nombreux spécialistes sur les points suivants :

  • La violation du principe de précaution et de « stand-still » : cette ordonnance quadruple la limite d’exposition aux ondes dans les zones accessibles au public en la portant à 6V/m. La Cour n’a donc pas suivi l’avis du Conseil Supérieur de la Santé dont la recommandation est de limiter les expositions à 3V/m, ni celui du Conseil de l’Europe et d’une partie croissante du monde scientifique et médical qui recommandent une norme plus stricte de 0,6V/m, soit 100 fois moins que l’actuelle norme bruxelloise (les V/m s’exposant au carré). La Cour a préféré prendre en compte la norme de l’ICNIRP, pourtant critiquée et considérée comme obsolète par de nombreux experts. La validation de cette ordonnance toxique par la Cour constitutionnelle, justifiée notamment par le souci d’éviter des surcoûts pour les opérateurs et l’intérêt général, pose question. Au réseau 2G est venu s’ajouter la 3G. Alors que la 4G est déployée, la 5G est déjà programmée. Existe-il une limite ? Les opérateurs obtiendront-ils une nouvelle érosion de la norme d’exposition lorsque la 5G sera déployée ? Combien de temps encore les opérateurs pourront-ils se déployer sans consentir d’effort sérieux à la réduction de leur empreinte environnementale et sanitaire ? Pourtant des alternatives techniques permettant de limiter les nocivités potentielles et avérées existent, elle ont notamment été exposées durant les travaux parlementaires.
  • Le non respect du principe démocratique : par la suppression pure et simple de l’enquête publique qui précédait la délivrance du permis d’environnement nécessaire à l’implantation des antennes relais.

Par contre la Cour Constitutionnelle affirme qu’effectivement il est illégal et anticonstitutionnel d’exclure les terrasses et les balcons du champs d’application de l’ordonnance alors que, par exemple, les jardins sont visés par la norme – même si insuffisante – de protection .

Combien de temps encore la Région restera-t-elle sourde aux appels à la prudence du monde médical et scientifique concernant le niveau sans cesse croissant des pollutions électromagnétiques, dans un scénario que certains -dont une compagnie de réassurance majeure*- comparent à celui de l’amiante?

La plate-forme grONDES agit pour des technologies mobiles respectueuses de la santé de tous, de l’environnement et de l’urbanisme. Malgré ce revers provisoire, forte des nombreuses victoires déjà remportées au niveau local par les quartiers et citoyens mobilisés, grONDES poursuivra son travail de sensibilisation, d’information. Et restera vigilante quant aux éventuelles suites à cette affaire et autres autres menaces sur le niveau de protection des Bruxellois face aux pollutions électromagnétiques.

Recours en annulation n°6072 et 6073 contre l’ordonnance de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 avril 2014.