Archives de Tag: José Garcia

Tout va très bien madame la locataire (sous titrée)

TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA LOCATAIRE (CHANSON)

Musique: Paul Misraki et GAM (Karine La Meir, Martine Collin, Michel Gilbert, dit « Roudoudou »

Paroles: José Garcia (27/05/2017)

Tout va très bien Madame la locataire ( Groupe d’Action Musicale + José Garcia )

La locataire :

-Allô, allô Rudi, quelles nouvelles ?

À l’hôpital depuis quinze jours

Du fond d’mon lit je vous appelle

Que trouverai-je à mon retour ?

Rudi : -Tout va très bien, Madame la locataire,

Tout va très bien, tout va très bien

Mais à dire vrai, je ne peux vous le taire

On déplore un tout petit rien :

Un incident, une bêtise L’indexation de vot’bâtisse

Mais à part ça Madame la locataire

Tout va très bien, tout va très bien !

La locataire : -Allô, allô Guy,

quelles nouvelles ? Mon p’tit taudis est indexé ?

Dites-moi, financier fidèle

Pourquoi je suis encore visée ?

Guy : -Cela n’est rien,

Madame la locataire

Cela n’est rien, tout va très bien

Comme on n’veut rien prendre aux propriétaires

Il faut bien qu’on prenne à quelqu’un !

De quelques euros vous défaire,

Une nutrition plus légère,

Vous f’ra du bien, Madame la locataire

C’est pour vot’bien, tout va très bien !

La locataire : -Allô, allô Didier,

quelles nouvelles ?

Ma p’tite pension s’est effondrée !

Dites-moi ministre modèle Comment cela a pu passer ?

Didier : -Cela n’est rien, Madame la locataire

Cela n’est rien, tout va très bien

Pourtant hélas, au risque de déplaire

On déplore un tout petit rien :

Si vot’revenu flanche, Madame

C’est qu’tous les loyers partent en flammes

Mais à part ça, Madame l’allocataire

Tout va très bien, tout va très bien

La locataire : -Allô, allô Céline, quelles nouvelles ?

Tous nos loyers ont donc flambé !

Expliquez-moi, car je chancelle

Que va-t-il encore m’arriver ?

Céline : -Eh bien voilà, Madame la locataire

Le marché libre étant c’qu’il est,

Les bailleurs qui profitent de vot’misère

Fixent les loyers comme il leur plait !

Tous : -Et malgré nos cris de détresse

Les politiques lèchent les fesses

De ceux qui dans notre région

Sont les détenteurs du pognon

Mais à part ça Madame la locataire

Tout va très bien, tout va très bien !

Publicités

Cours de formation 29 08 2019

formation 2019 JG 29082019

Début du cours: 12h

Expulsée sans titre ni droit !

Philippe Carlot. RTBF

Expulsés de leur logement bruxellois, une étudiante italienne et son bébé n’ont droit à aucune aide.

Ouiame est étudiante à l’ULB. Elle a 21 ans et est de nationalité italienne. Elle logeait dans un kot étudiant, qu’elle a dû quitter à la naissance de sa fille, il y a cinq mois. En juin, elle trouve un appartement rue du Vautour, dans le quartier de la Porte d’Anderlecht, sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Ouiame l’ignore au moment de signer le bail : elle vient de sous-louer un logement social à un locataire en délicatesse avec le Logement bruxellois depuis mai 2017 et en instance d’expulsion.

Escroquée et expulsée

La jeune femme est de bonne foi, tout le monde s’accorde à le dire. Elle ne savait pas que l’appartement qu’elle loue est un logement social, auquel elle n’a pas droit. Elle ignorait également qu’un limiteur de puissance avait été posé sur le compteur électrique, tout comme elle ignorait qu’une procédure en justice était pendante en vue d’expulser le locataire principal qui ne payait plus de loyer depuis plusieurs mois.

Dans l’histoire, la jeune étudiante est doublement victime : elle a perdu à la fois son logement et la garantie locative de 1050 euros payée au locataire principal. Elle a déposé plainte au pénal contre lui pour escroquerie mais en attendant la conclusion de l’enquête et un éventuel procès, l’argent est perdu. Ce mercredi 3 juillet, un huissier s’est présenté à son domicile avec la police pour faire exécuter le jugement d’expulsion.

Expulsée avec son bébé de 5 mois

Aucune aide sociale à attendre

Sans son avocate et la mobilisation du Délégué Général aux Droits de l’Enfant ainsi que du secrétaire général du Syndicat des Locataires de Logements sociaux, le Logement bruxellois aurait expulsé une jeune mère et son bébé de 5 mois sans s’inquiéter de leur sort. En tant qu’étudiante ressortissante d’un état de l’Union européenne, Ouiame et son enfant n’ont droit à aucune aide sociale : ni CPAS, ni logement de transit. Sans revenus propres, les AIS (agences immobilières sociales) ne lui sont pas accessibles. « Au bureau des étrangers de la Ville de Bruxelles, quand on fait la demande pour un titre de séjour, on doit signer un document en tant qu’étudiante européenne pour obtenir la carte E. En signant ce document, j’atteste que je ne vais jamais demander de l’aide sociale à l’Etat belge », explique Ouiame. « Au cas où je demanderais de l’aide, on me retirerait ma carte de séjour. Je suis de nationalité italienne, je suis en Belgique et en réalité, je suis comme une immigrée ». 

Un dialogue de sourds

Face à la situation de détresse de la jeune mère et de son bébé, initialement, le Logement bruxellois ne veut rien entendre. « Cette dame est une victime collatérale et nous sommes profondément désolés de devoir en arriver à une expulsion mais nous ne ferons pas marche arrière », explique Lionel Godrie, Directeur général du Logement bruxellois. Sur le plan légal, la société de logements sociaux est dans son droit. Elle veut récupérer un appartement pour lequel elle ne perçoit plus aucun loyer depuis de nombreux mois. La jeune femme et son bébé occupent le logement de manière irrégulière même si leur bonne foi n’est pas contestée. Pour autant, Franciska Bangisa, l’avocate d’Ouiame, ne comprend pas l’attitude du Logement bruxellois.

« J’ai été étonnée en fait de tant de fermeture parce que j’avais sollicité un moratoire, même court, pour permettre à ma cliente de se retourner. Et je dois bien dire que c’était un refus catégorique. (…) Ce n’était pas le droit des contrats qui était en jeu mais vraiment la dignité humaine et le droit à un logement décent de ma cliente et je n’ai pas eu le sentiment, en tout cas pas l’impression, que ça été vraiment entendu. »

Relogée in extremis

Les pressions de l’avocate, du Délégué Général aux Droits de l’Enfant, Bernard Devos, du Secrétaire général du Syndicat des Locataires de Logements sociaux, José Garcia, ont finalement abouti. Le tout récent échevin du Logement de la Ville de Bruxelles, Khalid Zian (PS), est par ailleurs président du CA du Logement bruxellois et en charge de la Régie foncière.  En urgence, ses services ont pu proposer deux options à la jeune mère. Soit un logement générationnel auprès de l’asbl « Un Toit pour deux âges », soit un appartement de la Régie, pour lequel il reste à rassembler la garantie locative équivalente à deux mois de loyer. Reste la « morale » de cette histoire : sans avocat ni relais politiques, une jeune femme et son bébé de 5 mois se seraient retrouvés à la rue sans que les services sociaux et les responsables politiques ne lèvent le petit doigt, juste parce qu’elle est une étudiante européenne.

​3 JUIN 2019​

Consultations bruxelloises 07 06 19

Consultations bruxelloises: le logement, deuxième centre d’attention des informateurs bruxellois

Après plusieurs entretiens consacrés jeudi à l’économie et à l’emploi dans la Région-capitale, les trois informateurs bruxellois, Laurette Onkelinx (PS), Rudi Vervoort (PS) et Elke Van den Brandt (Groen) ont entendu vendredi matin plusieurs représentants du secteur du Logement.

Entendu pour la première fois de son existence au stade des consultations en vue de la constitution d’une majorité, le Syndicat des Locataires a insisté sur la nécessité de se préoccuper, avant tout, de la situation dans le secteur privé du logement qui représente 92% du secteur à Bruxelles.

Son président, José Garcia, est ainsi venu demander aux informateurs de poursuivre l’extension du parc de logements sociaux à un rythme plus rapide qu’actuellement, en veillant à raccourcir certaines procédures. Mais il a insisté sur la nécessité de contrôler davantage le prix des loyers sur le marché privé. Il leur a adressé un certain nombre de propositions visant à mieux prendre en compte la valeur intrinsèque du logement proposé.

Le Syndicat des Locataires a également souhaité être davantage associé d’emblée aux travaux préparatoires à des modifications de la réglementation en la matière, d’autant que la Région est devenue compétente en matière de bail loyer.

Ses demandes rejoignent en grande partie celles de la Plate-forme du logement. Cette organisation, représentative de nombreuses associations, est aussi soucieuse d’une clarification de la donne pour que le loyer proposé soit proportionné à la qualité du logement. Elle a par ailleurs plaidé pour une adaptation du Code du logement pour permettre la contestation des loyers abusifs devant les tribunaux.
Propriétaires et locataires plutôt d’accord

Les représentants des propriétaires et co-propriétaires, n’ont pas été jusqu’à défendre des points de vue radicalement opposés, malgré qu’ils défendent des intérêts différents.

Selon Olivier Hamal, président du Syndicat National des (co-)propriétaires, le SNP n’est ainsi pas opposé à la création d’un fonds public de garantie locative, mais il ne souhaite pas être impliquée dans sa gestion.

Il ne remet pas en cause l’existence d’une grille des loyers à Bruxelles, mais s’oppose à ce qu’on lui donne un caractère contraignant.

Le Syndicat des Propriétaires s’est également prononcé contre la création de commissions paritaires locatives. Pour celui-ci, ils appartient aux tribunaux d’arbitrer les différends en la matière.

Les informateurs bruxellois recevront vendredi après-midi une série d’acteurs publics (STIB, SNCB, Infrabel), et du monde associatif du secteur de la mobilité.

RTBF

 

Consultations bruxelloises Laurette Onkelinx (PS), Rudi Vervoort (PS) et Elke Van den Brandt (Groen) 07:06:2019

Laurette Onkelinx, Rudi Vervoort, Elke Van den Brandt (Groen, hors cadre)

Pierre Clément et José Garcia (SL) 07-06-2019 au BIP

 

METRO 6 JUIN 2019

Le Vif (07/06/19 à 13:50 )

Le logement, deuxième centre d’attention des informateurs bruxellois

Entendu pour la première fois de son existence au stade des consultations en vue de la constitution d’une majorité, le Syndicat des Locataires a insisté sur la nécessité de se préoccuper, avant tout, de la situation dans le secteur privé du logement qui représente 92% du secteur à Bruxelles.

Son président, José Garcia, est ainsi venu demander aux informateurs de poursuivre l’extension du parc de logements sociaux à un rythme plus rapide qu’actuellement, en veillant à raccourcir certaines procédures. Mais il a insisté sur la nécessité de contrôler davantage le prix des loyers sur le marché privé. Il leur a adressé un certain nombre de propositions visant à mieux prendre en compte la valeur intrinsèque du logement proposé.

Le Syndicat des Locataires a également souhaité être davantage associé d’emblée aux travaux préparatoires à des modifications de la réglementation en la matière, d’autant que la Région est devenue compétente en matière de bail loyer.

Ses demandes rejoignent en grande partie celles de la Plate-forme du logement. Cette organisation, représentative de nombreuses associations, est aussi soucieuse d’une clarification de la donne pour que le loyer proposé soit proportionné à la qualité du logement. Elle a par ailleurs plaidé pour une adaptation du Code du logement pour permettre la contestation des loyers abusifs devant les tribunaux.

Selon Thibaut De Menten, elle est venue avec des propositions pour augmenter l’offre de relogement dans l’urgence. Les représentants des propriétaires et co-propriétaires, n’ont pas été jusqu’à défendre des points de vue radicalement opposés, malgré qu’ils défendent des intérêts différents.

Selon Olivier Hamal, président du Syndicat National des (co-)propriétaires, le SNP n’est ainsi pas opposé à la création d’un fonds public de garantie locative, mais il ne souhaite pas être impliquée dans sa gestion. Il ne remet pas en cause l’existence d’une grille des loyers à Bruxelles, mais s’oppose à ce qu’on lui donne un caractère contraignant.

Le Syndicat des Propriétaires s’est également prononcé contre la création de commissions paritaires locatives. Pour celui-ci, ils appartient aux tribunaux d’arbitrer les différends en la matière. Les informateurs bruxellois recevront vendredi après-midi une série d’acteurs publics (STIB; SNCB; Infrabel), et du monde associatif (e.a. des associations cyclistes) du secteur de la mobilité.

Tout va très bien Madame la locataire

Capture d’écran 2019-05-26 à 11.02.07

Tout va très bien Madame la locataire (José Garcia + Groupe d’Action Musicale)

 La locataire :

-Allô, allô Rudi, quelles nouvelles ?

À l’hôpital depuis quinze jours

Du fond d’mon lit je vous appelle

Que trouverai-je à mon retour ?

Rudi : -Tout va très bien, Madame la locataire,

Tout va très bien, tout va très bien

Mais à dire vrai, je ne peux vous le taire

On déplore un tout petit rien :

Un incident, une bêtise L’indexation de vot’bâtisse

Mais à part ça Madame la locataire

Tout va très bien, tout va très bien !

La locataire : -Allô, allô Guy,

quelles nouvelles ? Mon p’tit taudis est indexé ?

Dites-moi, financier fidèle

Pourquoi je suis encore visée ?

Guy : -Cela n’est rien,

Madame la locataire

Cela n’est rien, tout va très bien

Comme on n’veut rien prendre aux propriétaires

Il faut bien qu’on prenne à quelqu’un !

De quelques euros vous défaire,

Une nutrition plus légère,

Vous f’ra du bien, Madame la locataire

C’est pour vot’bien, tout va très bien !

La locataire : -Allô, allô Didier,

quelles nouvelles ?

Ma p’tite pension s’est effondrée !

Dites-moi ministre modèle Comment cela a pu passer ?

Didier : -Cela n’est rien, Madame la locataire

Cela n’est rien, tout va très bien

Pourtant hélas, au risque de déplaire

On déplore un tout petit rien :

Si vot’revenu flanche, Madame

C’est qu’tous les loyers partent en flammes

Mais à part ça, Madame l’allocataire

Tout va très bien, tout va très bien

La locataire : -Allô, allô Céline, quelles nouvelles ?

Tous nos loyers ont donc flambé !

Expliquez-moi, car je chancelle

Que va-t-il encore m’arriver ?

Céline : -Eh bien voilà, Madame la locataire

Le marché libre étant c’qu’il est,

Les bailleurs qui profitent de vot’misère

Fixent les loyers comme il leur plait !

Tous : -Et malgré nos cris de détresse

Les politiques lèchent les fesses

De ceux qui dans notre région

Sont les détenteurs du pognon

Mais à part ça Madame la locataire

Tout va très bien, tout va très bien !

Fête des Locataires 8 juin 2019

Affiche fête du quartier 8:6: 2019

Midis de l’Habitat: débat 07 mai 2019

Débat EL Khannous 7:05:19 syndicat des locataires- josé garcia-droit à l'habitat

De la crise du logement à la Krise du logement.

KRISE DU LOGEMENT

« Grève illimitée » des travailleurs du Logement Molenbeekois

Les travailleurs du Logement Molenbeekois, excédés par les discours incohérents et la non transparence dans la gestion globale de cette société, ont appelé à une grève illimitée à partir de ce 1er février 2019″, ont déclaré via communiqué vendredi des délégués syndicaux de cette société de logement social. Il y a une semaine, le parquet de Bruxelles annonçait qu’une information judiciaire venait d’être ouverte concernant la société de logement de service public de Molenbeek-Saint-Jean, à la suite d’un rapport d’audit accablant.


« Excédés, les travailleurs, comme les locataires, sont devant le logement Molenbeekois ce vendredi pour crier leur ‘ras-le-bol’ à une gestion inhumaine et obscure », indiquent plusieurs représentants syndicaux. Ceux-ci précisent qu’une nouvelle réunion avec la direction est prévue jeudi prochain à 13h00.

« Nous espérons recevoir les réponses à de nombreuses questions posées depuis un temps certain ». « Le 21 janvier dernier, la presse a révélé les résultats partiels d’un audit demandé par les organisations syndicales. Mais au cours d’une assemblée générale qui a eu lieu le même jour, la direction a voulu minimiser l’impact de ces résultats, en ne tenant pas compte de la réalité et surtout des cris d’alarme qui retentissent à chaque réunion », dénoncent-ils.

« Je peux comprendre leur désarroi face aux constats de l’audit »
La ministre bruxelloise du Logement Céline Fremault (cdH) était interrogée en séance plénière du parlement bruxellois sur la grève du personnel déclenchée vendredi au sein de la Société Immobilière de Service public en charge de logements sociaux à Molenbeek (SISP) dans un contexte de tension lié aux constats de mauvaise gestion révélés par un rapport récent d’audit externe.

« Je peux comprendre leur désarroi face aux constats de l’audit, qui a notamment mis en avant des manquements au niveau de la gestion des ressources humaines et principalement des incohérences en matière de gestion salariale », a commenté la ministre du Logement, interrogée vendredi, au parlement par Ahmed El Khannouss (cdH) à propos de l’annonce de cette action de grève.

La ministre a confirmé qu’une rencontre était prévue entre délégués syndicaux et la direction de la SISP.

« Je pense que la SISP doit rencontrer le personnel et faire preuve de transparence », a ajouté la ministre.

La SLRB a écrit jeudi à la présidence du Logement Molenbeekois
Au niveau régional, suite à des rumeurs de pressions sur le personnel, la SLRB a écrit jeudi à la présidence du Logement Molenbeekois pour lui rappeler ses responsabilités vis-à-vis de son personnel. En outre, avec l’appui de la SLRB, un manager des Ressources Humaines de crise a été sélectionné par marché public. Il entrera en fonction prochainement, a encore indiqué la ministre du Logement.

Celle-ci a rappelé par ailleurs que si la situation n’est pas rétablie prochainement, « la SLRB se substituera aux organes de gestion de la SISP ».

Dans un audit rendu partiellement public le 21 janvier dernier, le Logement Molenbeekois a été mis en cause pour sa gestion. Sur demande du Conseil d’administration de la SLRB, le Logement Molenbeekois a été mis en demeure de mettre sa gestion en ordre dans un délai de deux à trois semaines, faute de quoi la gestion de la société sera assurée temporairement par la SRLB. Celle-ci a ensuite déposé plainte auprès du parquet de Bruxelles, lequel a entamé une information judiciaire.

Il ressort notamment de cet audit que pour la moitié des factures établies par le Logement Molenbeekois entre 2013 et 2017 il n’existait aucun bon de commande. Un fournisseur avait été préalablement désigné sans appel d’offres.

Egalement, à la fin de l’année 2017, les arriérés de loyers s’élevaient à 2,2 millions d’euros. Par ailleurs, une somme de plus de 500.000 euros relative aux garanties locatives n’avait jamais été versée.

Enfin, la rémunération du personnel ne correspondait pas aux barèmes.

Soutien du Syndicat des Locataires
Vendredi, le Syndicat des Locataires a également réagi. Il a indiqué qu’il soutenait totalement l’action de grève des travailleurs du Logement Molenbeekois.

« Le Syndicat des Locataires soutient totalement les grévistes et appelle à une union entre les travailleurs de cette société et les locataires. Pour rappel, dans notre analyse de l’audit relatif à cette société nous avions déjà mis en exergue la fâcheuse tendance, notamment de la part de la direction de cette SISP [Société Immobilière de Service Public], à mettre une partie de la responsabilité des problèmes existants sur les employés du Logement Molenbeekois », a déclaré José Garcia, secrétaire général du Syndicat des Locataires.

Le syndicat a néanmoins déploré que la SLRB ait choisi l’entreprise « Ernst & Young » pour effectuer l’audit, une « multinationale impliquée dans de nombreux scandales internationaux » selon lui.

Ce syndicat demande également la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée notamment « de déterminer l’état du logement, tant social que privé, des classes populaires » et de « se pencher sur les responsabilités politiques et administratives de celles et ceux qui, au Logement Molenbeekois, ont enfreint la loi relative aux marchés publics ».

Les locataires demandent également à ce que la SLRB mette tout en œuvre pour que les locataires concernés reçoivent très rapidement les sommes dues par le Logement Molenbeekois.

Par: rédaction 7/7  1/02/19 – 17h03  Source: Avec Belga

Le Syndicat des Locataires demande une commission d’enquête, Défi veut des auditions

Belga Publié le

Un audit a flingué la gestion interne de la Sisp molenbeekoise…

Le Syndicat des Locataires a demandé mercredi la mise sur pied, par le parlement bruxellois, d’une commission d’enquête parlementaire sur le logement privé et public des classes populaires et l’envoi d’un commissaire spécial de la Société du logement de la Région de Bruxelles-capitale pour prendre durant six mois les commandes de la gestion de la Société Immobilière de Service Public (Sisp) « Le Logement molenbeekois ». Comme lui, le député bruxellois et conseiller communal Défi Michaël Vossaert a demandé le renouvellement sans délai du CA de cette Sisp, normalement prévu en juin prochain. Ce dernier a par ailleurs officiellement déposé une demande d’auditions auprès du président de la commission du Logement du parlement bruxellois.

Il veut que soient entendus un représentant de la société d’audit Ernst&Young, le directeur et le président du CA du Logement Molenbeekois, un représentant de la Société du Logement de la Région Bruxelles-Capitale (SLRB) et le délégué social de la SLRB auprès du « Logement Molenbeekois ». M. Vossaert souhaite également que le CA du Logement Molenbeekois ouvre ses postes à l’ensemble des partis démocratiques de l’opposition via de nouveaux postes d’administrateurs avec voix consultative. L’élu DéFI et l’association représentative des locataires ont formulé leurs demandes dans le contexte des révélations, dans un rapport intermédiaire d’audit, de certains dysfonctionnements dans la gestion du Logement Molenbeekois.

Pour le Syndicat des Locataires, le parlement bruxellois doit ratisser plus large à travers une commission d’enquête parlementaire sur « le logement, tant privé que social, des classes populaires ». A ses yeux, celle-ci aurait pour tâche d’évaluer l’état du logement des classes populaires, de trouver des solutions durables pour rendre les loyers supportables, remettre sur le marché locatif social les 4.500 logements sociaux vides, ou encore accélérer la rénovation et l’isolation thermique des logements.

Le Syndicat des Locataires souhaite également que soit donnée aux locataires la possibilité d’accéder à la propriété via des mesures fiscales, non spéculatives et en gardant la maîtrise du foncier (CLT). Cette commission devrait également comprendre les raisons pour lesquelles les actuels contrôles existants dans le logement social n’ont pas été suffisants au Logement Molenbeekois.

Belga