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ACTION SYNDICALE AU PETERBOS (vidéo)


ACTION PETERBOS OMAR-JOSÉ

 

RADIO PANIK

SL DISCRIMINATIONS AU LOGEMENT 13H RTBF

 

ACTION DU SL AU PETERBOS

petebos 2

 

Anderlecht – Pour les locataires de ce logement social de 15 étages, la situation devient insupportable.

Habiter dans un immeuble de 15 étages dont les ascenseurs sont tombés en panne, cela veut dire plus de 200 marches à monter et descendre quotidiennement si on habite les derniers étages.

C’est ce que vivent Omar et les quelque 600 autres locataires de l’immeuble 2 du parc du Peterbos depuis 15 jours ! « En plus, ce n’est pas la première fois qu’ils tombent en panne ! Et c’est loin d’être le seul problème dans cet immeuble. Il y a des personnes âgées qui vivent aux étages. Sans parler des personnes à mobilité réduite, des enfants ou des personnes avec un problème de santé. Même les médecins, les assistants sociaux ou les kinés ne veulent plus venir », dénonce-t-il.

Avec une septantaine d’autres locataires et ils ont décidé de faire bouger les choses, ce lundi. « Nous sommes allés voir la police, parce que c’est le premier contact des citoyens qui se sentent en danger, puis les pompiers, puis la justice de paix », explique José Garcia, secrétaire général du syndicat des locataires.

Vers midi, ils ont été entendus au siège de Comensia qui gère des milliers de logements sociaux à Bruxelles. La société a promis qu’un réparateur de Schindler passerait dans la journée ou qu’elle prendrait contact avec une autre société si cela n’était pas possible.

Ils reconnaissent également que le bâtiment n’est pas spécialement en bon état et promettent de faire quelque chose pour régler la situation au plus vite. Preuve en est, ce lundi vers 15 h 20, un réparateur était sur place pour réparer l’ascenseur. Une réparation très rapide qui soulage les locataires qui se demandent quand même pourquoi ils ont dû attendre l’intervention pendant deux semaines. D’après le secrétaire général, il s’agirait d’un litige entre la société Schindler et Comensia.

José Garcia prévient : « Ce n’est que le début des problèmes. Les bâtiments ont été construits dans les années 1970 et déjà à l’époque on avait prévenu que les matériaux n’étaient pas de qualité. C’est un cri d’alarme que nous lançons aujourd’hui. Il faut que les autorités régionales réalisent ce qui est en train de se passer dans les logements sociaux. »

Hélène Ghilain

PERSONNES SANS LOGEMENT, LOGEMENT SANS PERSONNES

RDH CE LOGEMENT EST SANS PERSONNE ALORS QU'IL Y A DES PERSONNES SANS LOGEMENT

Les scientologues forcent la cohabitation…

Un épisode de plus dans la saga qui concerne les 200 occupants-squatteurs des immeubles 100 à 103 du boulevard de Waterloo. Lundi matin vers cinq heures, une centaine de « travailleurs volontaires » envahissaient l’immense bâtiment, prétextant commencer des travaux d’aménagement pour la société BBAI, propriétaire et proche de l' »Eglise » de scientologie.

« Ils sont rentrés, ont cassé une porte et ont commencé à arracher la moquette, démonter les faux plafonds, couper les câbles électriques là ou ils le pouvaient », précise Bart De Win, un des occupants. « C’est clairement de la provocation. Je n’avais en tout cas pas l’impression qu’ils étaient là pour effectuer des travaux. Ils ont essayé de mettre des gens dehors, ouvert la porte d’un de nos occupants âgés d’une soixantaine d’années et l’ont bousculé dehors. »

Depuis le 25 octobre dernier pourtant, les occupants étaient plus sereins. Protégés depuis cette date par une décision du Tribunal de première instance de Bruxelles qui avait refusé au propriétaire d’invoquer l’extrême urgence pour les expulser. De la sorte, la justice permettait légalement aux habitants de rester au sein du bâtiment jusqu’à ce que l’affaire soit réglée en justice de paix, la seule autorité habilitée à trancher en matière de logement. « Personne, même le propriétaire, d’un point de vue strictement légal ne peut nous expulser jusqu’à ce qu’il y ait un jugement sur le fond », précise José Garcia, secrétaire du syndicat des locataires. Ce jugement aura lieu jeudi.

Welcome to Bagdad

« On a une équipe de volontaires de l' »Eglise » de scientologie qui est arrivée ici pour effectuer de petits travaux mais les squatteurs s’y sont opposés », se défend Alain Tizioli, attaché de presse de la BBAI. « Ces bâtiments, on les a achetés. Ils occasionnent des frais et nous avons un calendrier de travaux à respecter. » Malgré le fait que les importants travaux envisagés ne pourront pas avoir lieu sans un permis d’urbanisme qui n’a pas encore été demandé.

Inscrit en toutes lettres sur le parvis de la bâtisse, « Back to Bagdad », fait référence à la manière de procéder à l’américaine de ceux que les occupants considèrent comme des envahisseurs. Face à eux, sûrs de leurs droits, les squatteurs ont fait appel aux forces de l’ordre en évitant toute violence. Ils ont ensuite fait appel à leur avocat, privilégiant la négociation à la force. « Leur présence aujourd’hui ne fait que compliquer les choses », a précisé Me Alexis Deswaef, l’avocat des occupants. « Ils ont des avocats et se font représenter dans les négociations mais dans notre dos, ils essaient de se faire justice à eux-mêmes. Dans un état de droit, c’est inacceptable. Tout ce que nous leur demandons, c’est de respecter la décision de justice. »

Cohabitation difficile

Lundi fin de journée, à la suite de négociations envenimées, un accord entre les occupants, les scientologues et la ville de Bruxelles que l’on sait peu encline à les voir s’installer à cet endroit est tombé. Les scientologues, occuperont le numéro 100 et 101 du boulevard de Waterloo, les occupants se regrouperont dans les parties 102 et 103 de l’immense bâtisse. Plus étonnant au terme de ces négociations, pour éviter tout conflit, toute provocation ou tout incident dû à cette cohabitation difficile, c’est la police qui surveillera ce que l’on peut appeler une frontière entre les deux parties du bâtiment.

© La Libre Belgique 2006
Sébastien Lambotte